Jeux et stimulation mentale du Cavalier

Un Cavalier regardant attentivement vers le haut pendant le jeu

Le Cavalier ne se fatigue pas seulement en marchant. Un chien qui a assez de promenades mais rien à faire avec sa tête continue d’importuner, de mâchouiller et de réclamer de l’attention — car il lui manque une autre sorte de fatigue.

Ce texte explique pourquoi la fatigue mentale marche mieux qu’un kilomètre de plus, quels jeux conviennent à cette race, comment fabriquer des exercices avec ce qu’on a déjà et quels jeux éviter chez une petite race.

Pourquoi la tête fatigue plus que les pattes

Quinze minutes où le chien résout une tâche avec son nez le fatiguent à peu près comme une demi-heure de marche. L’odorat mobilise la plus grande partie du cerveau canin, et résoudre un problème consomme une énergie que refaire le même tour du pâté de maisons ne consomme pas.

Conséquence pratique : pour un chien « jamais fatigué », la solution n’est en général pas une promenade plus longue mais une promenade plus exigeante — plus lente, avec du reniflage et quelques exercices en chemin.

Ce qui convient à cette race

Le Cavalier a été sélectionné pour tenir compagnie à l’humain, pas pour travailler seul. Cela détermine le type de jeux qu’il aime.

Tout ce qui vous inclut vasfonctionne remarquablement bien : le rapport, la recherche d’objets cachés, l’apprentissage de tours, les exercices à deux. Tout ce que le chien doit faire seul pendant des heures marche moins bien : ce genre de jouet l’occupe dix minutes puis il l’abandonne.

La race a aussi un léger instinct de chasse et un bon nez : les jeux d’odorat passent donc mieux que chez beaucoup de petites races.

Un Cavalier regardant attentivement vers le haut
Brandodahling / CC BY-SA 4.0

Des jeux qui ne demandent rien à acheter

Cherche la friandise. Répartissez quelques morceaux dans la pièce pendant que le chien attend ailleurs, puis laissez-le entrer. On commence par des morceaux visibles, puis on cache de plus en plus difficilement.

La serviette aux friandises. Enroulez quelques morceaux dans une serviette. Le chien la déroule avec le nez et les pattes. Cela dure plus longtemps qu’il n’y paraît.

Les trois gobelets. Une friandise sous l’un de trois gobelets retournés, le chien choisit avec le nez. Les Cavaliers comprennent vite.

Un tapis de fouille en vieux tee-shirt. Des bandes de tissu passées dans un paillasson en caoutchouc, des friandises entre elles. Lavable en machine.

Le repas comme exercice. Au lieu de la gamelle, la ration du jour est éparpillée dans l’herbe ou cachée dans l’appartement. Un repas ainsi remplace toute une séance de jeu.

Les tours. Donne la patte, tourne, passe entre les jambes, touche la paume avec le nez. Chez une race qui vit pour les félicitations, c’est à la fois un jeu et un lien.

Le rapport et le tir à la corde

Le rapport est le jeu préféré de la plupart des Cavaliers, avec une règle : ne pas lancer la balle loin et bas sur un sol glissant. Freinage brusque et virage sur parquet, c’est la façon classique pour un petit chien de se blesser au genou.

Dehors, sur l’herbe, lancez court et bas. Évitez les lancers hauts que le chien attrape en l’air et retombe sur une patte.

Le jeu de tir à la corde est permis et utile, avec deux précautions : ne pas tirer sur le côté ni vers le haut, car chez une petite race cela sollicite le cou et les dents, et apprendre un ordre de lâcher pour que le jeu ait une fin.

Ce qu’on évite chez une petite race

  • Les sauts pour le frisbee. La réception depuis une hauteur ne reste pas sans conséquence chez un chien de ce gabarit.
  • Les longues courses à côté du vélo, surtout chez un jeune chien.
  • Le pointeur laser. Le chien poursuit une chose qu’il ne peut jamais attraper : au lieu de satisfaction, il développe de la tension et un comportement obsessionnel. C’est l’un des rares jeux qui fait du mal.
  • Le jeu brutal avec des chiens bien plus grands, où un choc maladroit renverse le Cavalier.

Combien et quand

Il suffit de dix à vingt minutes d’exercices par jour, en deux ou trois séances courtes. Ce n’est pas un substitut à la promenade mais un complément.

Les meilleurs moments sont juste avant l’heure où le chien s’agite d’habitude, et avant qu’il ne reste seul. Un chien fatigué s’endort plus facilement dans un appartement vide.

Chaque séance s’arrête tant que le chien s’y intéresse encore. Un jeu interrompu au meilleur moment reste intéressant demain.

Un Cavalier blenheim couché et attentif
Glen Bowman / CC BY 2.0

Les jouets : moins, c’est mieux

Dix jouets au sol en même temps, ce sont dix jouets ennuyeux. Gardez-les en deux ou trois groupes et changez chaque semaine : un vieux jouet après une pause paraît neuf.

Pour cette race, on choisit des jouets en caoutchouc souple et en peluche de taille adaptée. Les jouets en plastique dur et en os cassent les dents d’une petite mâchoire. Les peluches ne sont permises que sous surveillance, car le rembourrage est avalé.

Le chiot et le chien âgé

Kod du chiot le jeu est aussi de l’éducation. Des séances de deux à trois minutes, car au-delà ce n’est plus du jeu mais de la fatigue.

Kod du chien âgé les jeux mentaux deviennent plus importants qu’avant, car le corps ne supporte plus l’effort alors que la tête cherche encore du travail. La recherche de friandises et un travail de nez léger sont idéaux : le chien reste occupé sans solliciter les articulations.

Conclusion

En plus d’une heure de promenade, le Cavalier a besoin de dix à vingt minutes d’exercices pour la tête, et de ceux qui vous incluent : recherche par l’odorat, tours, repas transformé en jeu. Le rapport et le tir à la corde sont bons dans les limites imposées par un petit gabarit : bas, sur l’herbe, sans à-coups latéraux. Le seul jeu à supprimer complètement chez cette race est la poursuite du point laser.

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